Comment sortir d’un Burnout ?

Burnout : Le syndrome d’épuisement professionnel

Une combinaison de fatigue profonde, de désinvestissement de l’activité professionnelle et d’un sentiment d’échec et d’incompétence au travail.
C’est en général le résultat d’un stress professionnel chronique.
Face aux exigences trop importantes de son environnement professionnel, l’individu voit son énergie, sa motivation et son estime de soi décliner jour après jour. Le psychanalyste Herbert J. Freudenberger décrit le principe du burnout (de l’anglais « se consumer », « brûler ») de façon très imagée :
« les gens sont parfois victimes d’incendie, tout comme les immeubles. Sous la tension produite par la vie dans notre monde complexe leurs ressources internes en viennent à se consumer comme sous l’action des flammes, ne laissant qu’un vide immense à l’intérieur, même si l’enveloppe externe semble plus ou moins intacte. »

Quels sont les symptômes ?

Les symptômes sont variables, mais on peut observer le plus souvent les suivants (qui ne sont malheureusement pas exhaustifs) :
– Irritabilité
– Agressivité
– Etat dépressif, perte ou prise de poids
– Sentiment d’échec ou d’incapacité au niveau professionnel
– Sensation d’être incompris par son entourage (décalage entre les attentes de l’entourage et sa propre capacité à produire…)
– Perte de l’estime de soi
– Anxiété, angoisse (parfois jusqu’à l’attaque de panique)
– Insomnies
– Migraines
– Maux de dos
– Manque d’énergie et incapacité à « récupérer »
– Troubles psychosomatiques
– Ulcères à l’estomac…

Et plus concrètement, c’est quoi ?

Plus simplement, le burnout, ce n’est ni plus ni moins qu’un état d’épuisement total, on est « à plat », « la batterie est vide » et surtout, on est incapable de récupérer rapidement sur de courtes durées.
Pour en arriver là, bien souvent, on n’a pas écouté les signes, qui ont certainement été nombreux, multiples et répétés sur de longues périodes.
Pour différentes raisons, probablement valables par rapport à notre organisation psychique, on ne s’est pas écouté, mais le résultat, c’est qu’on a « cramé » une partie de nous. On a repoussé nos limites jusqu’à aller beaucoup trop loin.
En somme, le burnout est au psychisme et au système nerveux ce le claquage est au muscle. Et à un moment donné, quand ça claque, il faut s’arrêter et récupérer…
A la différence près que, pour un burnout, c’est le système central du corps qui est en jeu ; le temps de récupération est donc beaucoup plus long. Et il faut l’ACCEPTER.

Accepter et prendre le temps…

Aller jusqu’au burnout, ça veut dire « tirer sur la corde », « outrepasser ses limites » par rapport à ses possibilités, sur une longue période. A ce stade, la première chose à faire pour aller mieux et « guérir » durablement, c’est accepter que l’on va devoir s’écouter, respecter ses possibilités et ce doit être une priorité absolue, pendant une très longue période.
La notion de « très longue période» est relative, il s’agit là de la ramener à notre notion du temps à nous, les Occidentaux, qui vivons dans le monde où tout doit être fait pour hier et où deux minutes d’attente à un feu rouge paraissent une éternité ! En réalité, le temps est une notion très personnelle et notre perception du temps varie en fonction de ce que nous en faisons, c’est donc une donnée très subjective, mais c’est un autre sujet… Après un burnout, il faut du temps, en quantité non limitée !

Se remettre au centre de sa vie…

Il faut du temps parce qu’il faut de l’espace pour soi.
Peu importe ce que l’on met dans cet espace, dans ce « soi », on doit devenir sa priorité absolue puisque quelque chose (même un travail) nous a menacé au point de nous « brûler » et nous mettre en danger. Il se peut que l’on ait juste besoin de dormir, alors on dort… Il se peut qu’on ait besoin de ne rien faire du tout, alors on ne fait rien du tout… Il se peut qu’on ait besoin d’être avec sa famille, ses enfants, ou seul alors on reste avec sa famille, ses enfants, ou seul… Il est possible qu’on ait besoin de méditer ou de faire du yoga, alors on médite ou on fait du yoga… De la couture, du dessin, de la poterie, du rien, de la marche, qu’importe ! Tout ce qui se présente dans cet espace et qui apporte du bien-être est bon à prendre !

Le burnout est un épuisement physique, psychologique, nerveux, émotionnel, affectif… C’est exactement comme si on disait « stop » d’un coup, « game over », c’est l’ultime appel avant que la « machine » ne puisse plus du tout fonctionner. A ce stade, elle est déjà détériorée, mais on peut encore la réparer.
Cette image de la machine n’est pas anodine, car si on est arrivé au stade du burnout c’est que l’on s’est traité soi-même comme une machine, que l’on a nié nos limites humaines, ou encore que l’on nous a traité comme tel et qu’on n’a pas trouvé les moyens de dire « stop !» et donc de poser ses limites…
Les causes de cette incapacité à se préserver sont multiples (raisons financières, histoire de vie, phénomène d’emprise, d’addiction, peur de ne pas ou plus être aimé… ).

Il est urgent de s’arrêter…

A ce stade, les causes et les origines de cet état n’ont plus d’importance, ça doit juste CESSER. Un jour viendra où l’on sera en mesure d’analyser, de comprendre, de tirer des leçons de tout ça pour éviter que ça se reproduise… Mais l’urgence et la priorité absolue, c’est d’ACCEPTER DE SE REPOSER et de FAIRE CE DONT ON A BESOIN. C’est tout, ni plus, ni moins. C’est une nécessité immédiate et quasi-médicale, il n’y a pas d’alternative. Le message que le corps envoie c’est « soit tu t’arrêtes maintenant, soit les choses vont se détériorer encore plus gravement et la pente sera d’autant plus dure à remonter… ».

La durée de cette période peut varier selon les personnes, les contextes, le degré de « brûlure » auquel on a été exposé (1er, 2ème, 3ème degré, « grand brûlé »…), mais seul notre état le déterminera.
Il s’agit maintenant de s’écouter de façon positive, comme lorsque l’on mange parce que l’on a vraiment faim. Ce n’est pas un caprice et encore moins de l’égoïsme ! C’est en écoutant nos besoins que l’on pourra prendre soin des autres, sinon bientôt on ne sera plus du tout là pour eux… La seule façon de récupérer c’est de réduire voire supprimer tous les facteurs d’exposition à l’émotion, au stress, au contexte qui a engendré le burnout.
Les seules questions à se poser c’est : qu’est-ce qui permet de récupérer ? Quelles sont les solutions possibles pour stopper «l’hémorragie d’énergie»?
Il est important de comprendre au préalable que ce symptôme ne va pas durer éternellement dès lors que l’on s’en occupe. En revanche, ça va être long et en attendant, on fait comme on peut, il faut l’accepter et rester confiant. C’est comme lorsque, sur une route de campagne, le moteur de notre voiture se met à fumer et que l’on continue à rouler jusqu’à ce qu’il explose, rien ne sert alors de chercher à repartir, il faut juste attendre la dépanneuse et la fin des réparations pour réutiliser sa voiture. Il faut accepter de patienter, de différer ce que l’on avait prévu de faire, de se réorganiser, de « faire différemment » en somme, de « changer son fusil d’épaule »… Et on ne repartira que mieux…mais plus tard !

Reprendre du recul…

En burnout, on a l’impression parfois d’avoir perdu certaines de nos facultés, comme si nos ressources n’étaient plus disponibles. C’est simplement que, petit à petit, insidieusement, on a dépensé toute notre énergie pour gérer une situation insupportable, pendant trop longtemps, jusqu’à ne plus avoir de « jus » pour nos ressources minimum. Affaibli et tellement épuisé, on a parfois l’impression que la « batterie » ne se rechargera jamais, d’autant qu’à se stade, notre niveau de confiance en nous est en général à zéro. C’est alors que commence le terrible cercle vicieux … Plus on se sent mal, moins on arrive à « fonctionner normalement », donc moins on a confiance en soi etc, etc…

Et c’est la chute libre jusqu’à ce que quelque chose (changement d’environnement radical, repos…) et/ou quelqu’un (ami, conjoint, thérapeute, coach…) vienne casser le cercle. Il s’agit alors de réintroduire un système de croyances positives, un fonctionnement vertueux où l’on peut de nouveau se focaliser sur ses capacités et utiliser ses compétences, quelles qu’elles soient (même ralenties ou réduites). Le but est de capitaliser de nouveau sur ce que l’on a à sa disposition, de petit à petit se « renforcer » et pour réussir de mieux en mieux à agir, à se faire confiance et reprendre confiance. C’est une véritable convalescence durant laquelle il faut se reposer pour ré-accéder à ses ressources de base.

Amorcer un cercle vertueux…

Après le cercle vicieux il s’agit de réamorcer un cercle vertueux, la machine repart peu à peu. Comme la voiture après un changement de moteur doit repasser par un rodage. Le burnout s’éloigne mais il faut rester prudent et réaliste et réapprendre à « rouler »… D’abord doucement, puis plus vite, avant de retrouver un rythme « de croisière ». Cette période de redémarrage doit s’inscrie dans la durée, la période de « stabilisation » est à peu près égale à la moitié du temps de récupération. Par exemple si l’on a mis un an pour se remettre de son burnout et parvenir de nouveau à fonctionner sans symptôme bloquant dans son travail, il faut compter 6 mois supplémentaires durant lesquels il va falloir fonctionner au ralenti, à un rythme réduit (mi ou tiers temps), pendant lesquels il sera primordial de prendre soin de soi de manière très vigilante. Bien sûr, il s’agit là de données relatives, subjectives et propres à chacun. Il est simplement important d’intégrer que c’est un processus long, qui va prendre du temps, et que la durée de la convalescence sera directement liée à la capacité de chacun d’être à l’écoute des besoins vitaux.
Toutes les techniques favorisant le calme, le repos, l’écoute de soi (sophrologie, méditation, sport, lecture, sommeil…) sont nécessaires dès lors qu’elles procurent du bien-être et il faut en user et en abuser sans culpabiliser, c’est la base de la guérison.

Se faire accompagner…

Il est important d’être accompagné et il existe des solutions adaptées à chacun. L’accompagnement est essentiel à ce stade, car on va pouvoir aller « puiser » sainement et temporairement l’énergie de « l’autre » pour se sécuriser et retrouver des repères et ainsi favoriser le repos et la reconstruction. L’accompagnant sert à rassurer, à orienter vers des solutions et des ressources. Petit à petit, cette « béquille » va permettre de reprendre confiance en ses capacités jusqu’à redevenir autonome mais cette fois-ci dans un fonctionnement vertueux durablement ancré, qui ne risquera pas d’arriver de nouveau au stade du burnout. Il ne s’agit pas simplement de reprendre son activité avec le risque que les mêmes excès se reproduisent, mais bien de changer de fonctionnement.

Le burnout étendu aux situations non professionnelles…

Même si le terme de burnout est communément utilisé dans un contexte professionnel, il peut également être élargi à d’autres types de situations critiques. Un contexte inadapté, des comportements violents répétés et subis, des émotions fortes à répétitions… Trop longtemps « supportées », ces causes peuvent produire les mêmes effets.
Dans le cas des phobies scolaires par exemple, on retrouve des similitudes avec le processus du burnout. Petit à petit l’enfant développe (inconsciemment bien sûr) une phobie, traduite par un ou des symptômes, il ne peut alors plus être en contact avec le système qui ne lui convient pas et lui cause ce sur-stress, cette perte de confiance en lui et c’est alors le même cercle vicieux.
A aucun moment il ne s’agit d’accuser l’école ou le monde professionnel d’être la cause de quoi que ce soit, mais simplement de constater que certains contextes et certaines sensibilités ou personnalités ne peuvent pas « s’adapter », « fonctionner ensemble ». Il semble alors que l’essentiel est de trouver les réponses adéquates, les fonctionnements adaptés à chaque individualité, sans jugement.

Mais attention, tout n’est pas Burnout…

Il ne s’agit pas non plus de qualifier de burnout toutes les difficultés rencontrées dans un contexte professionnel ou scolaire. Le critère principal est le constat d’une souffrance manifeste et aigüe, s’inscrivant dans la durée, en dépit des solutions d’aide mises en place
Une souffrance aigüe qui dure doit toujours être un signal d’alarme !!!
L’important lorsqu’on identifie cette « alerte » est de chercher de l’aide à tous les niveaux. Il faut impérativement en parler, lire, consulter des spécialistes (médecins, psychothérapeutes, sophrologues…), qu’importe le moyen mais il faut arriver à amorcer un début de solution, et sortir de ce carcan. Une bribe de mieux-être peut-être le signe que c’est la fin de la chute et que l’on va pouvoir commencer l’ascension. Il faut ensuite s’y accrocher et continuer, tenir, jusqu’à remonter la pente (convalescence), arriver au sommet (début de guérison) et être capable d’y rester (guérison totale) On peut considérer que le burnout est totalement derrière soi lorsque l’on est de nouveau capable de se sentir bien, de nouveau respecté dans ses besoins et que l’on a retrouvé confiance en sa capacité à travailler ou à fonctionner de façon confortable, c’est-à-dire sans souffrance…

POUR RESUMER…

Que faire en amont ?

Quelques éléments de prévention :

– Ecouter nos besoins vitaux avant que le système ne soit « brûlé »
– Respecter notre rythme biologique, affectif et émotionnel
– Savoir mettre des limites pour ne pas être envahi, sur sollicité et ne plus être en capacité de dire « non » de façon positive
– Favoriser certains moments de calme pour vraiment « s’entendre », c’est-à-dire capter ce qui nous est nécessaire pour nous ressourcer suffisamment et proportionnellemnt par rapport à ce que nous donnons
– Pratiquer la sophrologie, le yoga ou une activité qui nous permette d’évacuer le stress quotidien
– Se faire accompagner (par exemple par un coach) lorsqu’on sent qu’un stress professionnel s’installe de façon plus ou moins chronique
– En conclusion, simplement s’efforcer de revenir aux besoins fondamentaux et basiques, bien souvent malmenés par de nouveaux systèmes de valeurs basés, pour l’essentiel, sur la compétition et la négation de nos limites physiologiques et psychologiques…

Vous pouvez contacter Girafzen pour vous faire accompagner par un coach spécialiste du burn-out au 0603163476

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